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Quelques principes à retenir
:
· « Le détenteur de déchets est responsable
de leur élimination » -Loi du 15 juillet 1975-
Principe du pollueur-payeur. Les dépôts sauvages sont interdits.
· Depuis 2002, « seuls les déchets ultimes sont
acceptés en décharge » -Loi du 13 juillet 2002-.
Les Véhicules Hors d’Usage ne sont pas acceptés
La Directive Européenne L269 du 21 octobre 2000 (directive n° 2000/53/CE)
sur le traitement des Véhicules Hors d’Usage, transposée
en droit français par le décret n° 2003-727 du 1er
août 2003, met en vigueur plusieurs dispositions :
1°/ Les démolisseurs et les broyeurs doivent être agréés.
L’arrêté du 15 mars 2005 fixe les conditions nécessaires
pour obtenir l’agrément. En particulier, le véhicule
devra être dépollué avant tout traitement (retrait
des fluides, type huiles usagées, liquide de frein, fluide frigorigènes).
Des conditions sont fixées sur l’entreposage des pièces
et des véhicules pour prévenir les pollutions que ces opérations
pourraient entraîner (protection des eaux etc.). Enfin, des conditions
sont fixées pour favoriser la réutilisation, le recyclage
ou la valorisation des pièces et déchets issus de ce traitement.
Un contrôle sera fait chaque année par un organisme tiers
pour vérifier le respect de ces conditions. Les broyeurs qui sont
désormais tenus d’accepter les véhicules hors d’usage
que leur remettent directement leurs détenteurs doivent s’équiper
d’équipements de dépollution.
2°/ Les opérateurs agréés ne peuvent facturer
aucun frais aux détenteurs qui leur apportent leur véhicule
hors d’usage à moins que le véhicule soit dépourvu
des éléments essentiels (par exemple pot catalytique ou
bloc moteur manquant). Les démolisseurs ont cependant la possibilité de
refuser la prise en charge des véhicules dont ils estiment que
le traitement serait déficitaire.
Les constructeurs automobiles sont pour leur part tenus de compenser
le déficit que peut occasionner, pour un broyeur, la prise en
charge d’un véhicule hors d’usage de sa marque. L’arrêté du
13 mai 2005 fixe les conditions dans lesquelles le déficit des
broyeur agréé est compensé par les constructeurs.
3°/ L’article R.322-9 du code de la route a été modifié pour
renforcer la traçabilité de l’élimination
des véhicules hors d’usage. La remise d’un véhicule
hors d’usage à un démolisseur agréé ou à un
broyeur agréé fera l’objet d’un récépissé de
prise en charge pour destruction qui sera remis au détenteur et
dont copie sera faite à la préfecture. La destruction physique
du véhicule donnera lieu à l’émission d’un
certificat de destruction, qui sera envoyé à la préfecture.
Sur la base de ce document, l’immatriculation du véhicule
pourra être annulée. Ainsi, la notion de destruction administrative
d’un véhicule n’existe plus : la destruction physique
du véhicule hors d’usage doit maintenant être attestée.
L’arrêté du 6 avril 2005, publié au JORF du
24 mai 2005 fixe les conditions d’application de l’article
R.322-9 du code de la route modifié. Cet arrêté entre
en vigueur le 24 mai 2006.
4°/ Les démolisseurs agréés et les broyeurs
agréés sont tenus de faire une déclaration chaque
année au préfet et à l’agence de l’environnement
et de la maîtrise de l’énergie. Cette déclaration
permettra de connaître les quantités de VHU traitées
et les taux de réutilisation et de recyclage ainsi que de valorisation
atteints. L’arrêté du 19 janvier 2005 fixe le modèle
de ces déclarations. La directive fixe comme objectif qu’en
2006, le taux de réutilisation et de recyclage atteigne 80% et
que le taux de réutilisation et de valorisation atteigne 85%.
En 2015, ces taux devront être de 85% et de 95%.
5°/ Le décret impose également des mesures relatives à la
conception des véhicules, afin de d’interdire, sauf cas
d’impasse technique, l’emploi de certains métaux lourds
(mercure, plomb, cadmium, chrome hexavalent) et de favoriser leur recyclage.
Ces mesures sont entrées en vigueur en 2003. L’arrêté du
24 décembre 2004 fixe les conditions dans lesquelles ces substances
peuvent tout de même être employées.
6°/ Enfin, la mise en œuvre de ce dispositif nécessite
un lieu d’échange entre les différents acteurs concernés.
Une commission a donc été créée. Elle est
notamment chargée d’élaborer une proposition de règlement
en cas de différend sur la compensation du déficit d’un
broyeur agréé (arrêté du 13 mai 2006).
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